Sélectionner une page
Martin Panchaud Die Farbe der Dinge

Format : 17x23cm, relié
236 pages couleurs
Prix de vente : 24 euros
ISBN : 978-2-36990-308-6

La couleur des choses.com

 



 

La Couleur des choses

La couleur ne sert pas seulement à distinguer, mais à s’orienter. C’est une grille invisible qui organise l’espace, signale des relations, crée des connexions avant même que nous en ayons conscience. Dans La couleur des choses, Martin Panchaud transforme la couleur en un véritable système de lecture du monde: non pas un élément décoratif, mais un langage qui structure le récit, guide le regard, construit du sens. C’est de là que naît le livre, d’une carte visuelle qui précède l’histoire et la rend possible.

L’origine du récit plonge dans une expérience personnelle : Panchaud se trouvait à Londres en 2011 pour apprendre l’anglais, et il vivait justement dans la maison où se déroule le livre. « J’ai commencé à écrire en regardant autour de moi, raconte-t-il : le lit, le pub, le lieu de paris sur les courses hippiques, Ascot, le parc où il y avait toujours des jeunes qui se retrouvaient. » L’atmosphère naît de là, du paysage et des lieux réels, tandis que l’intrigue relève entièrement de l’invention. Ce premier noyau de cinquante ou soixante pages semblait achevé, mais peu après l’auteur s’est rendu compte que cela ne suffisait pas : « c’était trop court, je devais continuer », raconte-t-il. C’est ainsi que La couleur des choses a pris la forme d’un thriller, un genre auquel Panchaud se confrontait pour la première fois.

Une histoire avant tout

« Écrire une histoire est la partie la plus difficile », raconte l’artiste. « Je n’ai jamais été un grand lecteur de bande dessinée, confie-t-il. J’ai un degré très élevé de dyslexie, et pour moi lire a toujours été compliqué. » C’est précisément pour cette raison que son rapport à la bande dessinée est marqué par une exigence radicale : une histoire doit vraiment fonctionner. « Parfois, j’ouvrais une bande dessinée magnifique à regarder, dit-il, mais l’histoire était ennuyeuse, il ne se passait rien. » C’est de cette frustration qu’est née La couleur des choses : du désir de construire un récit avec du rythme, du temps, des retournements, comme au cinéma, que Panchaud aime profondément. « Si je demande au lecteur de faire un effort visuel, explique-t-il, je dois lui offrir une histoire à la hauteur. »

Son approche du médium est presque le fruit du hasard. Panchaud voulait étudier l’infographie et le multimédia, et l’école qu’il a suivie était aussi un institut où l’on enseignait la bande dessinée. « Moi, j’étais venu pour l’infographie, les autres voulaient faire de la bande dessinée ; au final, je me suis laissé entraîner moi aussi », raconte-t-il.

Remplir les espaces

Pour Panchaud, la force de la bande dessinée réside dans les espaces vides. « Le cerveau n’aime pas les vides, explique-t-il, et il fait tout pour les remplir. » Entre une image et une autre, entre une réplique et une pause, c’est le lecteur qui construit l’histoire. « Plus il travaille, plus l’histoire devient la sienne », explique l’artiste. C’est là que la couleur, les symboles et les connexions visuelles entrent en jeu : non comme ornement, mais comme invitation à l’imagination. Contrairement au cinéma, où tout est déjà donné, la bande dessinée laisse du temps et de l’espace pour créer une voix, un rythme, une intimité personnelle.

Le processus créatif reflète cette complexité : Panchaud commence toujours au crayon, sur de grandes feuilles, où il note des mots, des symboles, de petits dessins, et cherche des connexions. Lorsque la vision s’éclaircit, il passe au numérique, en travaillant avec des logiciels de mise en page et de graphisme. « Chaque page peut tout changer, raconte-t-il, je déplace les personnages, les textes, les relations. » C’est un travail long et instable, « mais nécessaire ».

La couleur des choses invite précisément le lecteur à faire cela : accepter une carte non linéaire, se perdre parmi des signes et des relations, découvrir que le sens ne réside pas seulement dans ce que l’on voit, mais dans la manière dont on le traverse.
Texte : Arianna Girella

Texte original en italien.

The Color of Things/From Above

Colour does not only serve to distinguish; it also helps us find our way. It is an invisible grid that organizes space, signals relationships, and creates connections before we are even aware of them. In The Color of Things, Martin Panchaud turns colour into a genuine system for reading the world: not a decorative element, but a language that structures the narrative, guides the eye, and produces meaning. This is where the book begins: with a visual map that precedes the story and makes it possible.

The origin of the narrative lies in a personal experience: Panchaud was living in London in 2011 to learn English, and he was staying in the very house where the book is set. “I started writing by looking around me,” he recalls, “the bed, the pub, the betting shop for horse races, Ascot, the park where there were always boys hanging around.” The atmosphere comes from there, from real places and a real landscape, while the plot itself is entirely invented. That first core of fifty or sixty pages seemed complete, but soon afterwards the author realized it was not enough: “it was too short, I had to continue,” he says. That is how The Color of Things took the form of a thriller, a genre Panchaud was exploring for the first time.

A story first and foremost

“Writing a story is the hardest part,” the artist says. “I was never a great comics reader,” he admits. “I have a very high degree of dyslexia, and reading has always been difficult for me.” Precisely for that reason, his relationship to comics is shaped by a radical demand: a story has to truly work. “Sometimes I would open a comic that looked beautiful,” he says, “but the story was boring, nothing happened.” The Color of Things grew out of that frustration: from the desire to build a narrative with rhythm, timing, and turns, much like in cinema, which Panchaud deeply loves. “If I ask the reader to make a visual effort,” he explains, “I have to offer a story worthy of that effort.”

His approach to the medium came about almost by chance. Panchaud wanted to study information design and multimedia, and the school he attended was also an institution where comics were taught. “I came for information design; the others wanted to make comics. In the end, I followed along as well,” he recalls.

Filling the gaps

For Panchaud, the strength of comics lies in empty spaces. “The brain does not like gaps,” he explains, “and it does everything it can to fill them.” Between one image and the next, between a line of dialogue and a pause, it is the reader who builds the story. “The more the reader works, the more the story becomes their own,” the artist explains. This is where colour, symbols, and visual connections come into play: not as ornament, but as an invitation to the imagination. Unlike cinema, where everything is already given, comics leave time and space to create a voice, a rhythm, and a personal intimacy.

The creative process reflects this complexity. Panchaud always begins in pencil, on large sheets of paper, where he notes down words, symbols, small drawings, and searches for connections. Once the vision becomes clearer, he moves to digital tools, working with layout and graphic design software. “Every page can change everything,” he says. “I move the characters, the text, the relationships.” It is a long and unstable process, “but a necessary one.”

The Color of Things invites the reader to do exactly this: to accept a non-linear map, to lose themselves among signs and relationships, and to discover that meaning lies not only in what is seen, but in the way one moves through it.
Texte : Arianna Girella

Original text in Italian


Prix et nominations

Fauve d’or – Prix du meilleur album du festival d’Angoulême 2023

La 50e édition du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême a remis en 2023 le Fauve d’or à La couleur des choses, publié par les Éditions çà et là. Le jury, présidé par Alexandre Astier, a fait son choix parmi une sélection officielle de 46 ouvrages.

Le Fauve d’or récompense le meilleur album de bande dessinée publié en français au cours de l’année précédente, sans se limiter à la production hexagonale: en 2022, c’était le brésilien Marcello Quintanilha qui avait remporté la statuette pour son livre Écoute, jolie Márcia.

Grand prix de la critique ACBD 2023

Au terme d’un ultime tour de scrutin, l’Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée a le plaisir de décerner son Grand Prix de la critique ACBD 2023 à La couleur des choses, de Martin Panchaud, publié par les Éditions çà et là.

Succédant à René.e aux bois dormants d’Elene Usdin, publié aux éditions Sarbacane, Grand Prix 2022, La couleur des choses a été choisi par les membres de l’ACBD parmi les cinq titres de leur dernière sélection établie en novembre.

Prix Toute première fois du festival BD Colomiers 2022

Cette année, le prix est décerné à Martin Panchaud pour son premier livre La couleur des choses, paru aux éditions Çà & Là.

Le premier voyage, le premier baiser, le premier concert… on se souvient tou•tes de « nos premières fois». La première BD fait partie de ces moments magiques. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de célébrer cette étape symbolique dans la vie d’un-e auteur-ice en lançant … le Prix Toute première fois.

 

Prix Delémont’BD de la meilleure BD 2020

Le Prix Delémont’BD de la meilleure première œuvre suisse de bande dessinée 2020 a été attribué à Martin Panchaud pour Die Farbe der Dinge (la Couleur des Choses).

https://www.delemontbd.ch

 

Médaille d’argent du concours ICMA 2021 dans la catégorie Livres innovants

L’ ICMA (International Creative Media Award) est un prix récompensant chaque année designers, illustrateurs et graphistes. La médaille d’argent 2021 dans la catégorie Livres innovants a été remis à Martin Panchaud pour son livre La couleur des choses publié aux Éditions Çà et là.

 

Sélection Prix des Libraires de Bande Dessinée 2023

 

Sélection Prix Landerneau BD 2022

 La couleur des choses de Martin Panchaud était séléctionné en 2022 pour le prix Landerneau BD aux côtés de Hoka Hey (Neyef, Rue de Sèvres), Le poids des héros (David Sala, Casterman) ou encore La dernière reine (Jean Marc Rochette, Casterman)

Prix suisse du livre jeunesse 2021

Cette histoire incomparable du passage à l’âge adulte jongle habilement avec des éléments de la culture pop, exagère les scénarios de violence ou les fantasmes sexuels et élargit la tradition narrative jeunesse par une variation complètement nouvelle. »

https://www.prixlivrejeunesse.ch/


Dans les médias

Radio

« Le suisse Martin Panchaud casse les conventions avec un réçit magnifique, conçu comme un roman illustré avec des influences du dessin industriel. Un livre unique, à découvrir absolument. »

Emmanuel Khérad

Journaliste, France Inter

La très grande intelligence de cet album, c’est de compenser la complexité et l’éparpillement graphique en proposant un récit hyperréférencé, dans lequel tout amateur de cinéma, notamment, se retrouvera.

Lucile Commeaux

Chroniqueuse, France Culture

Est-ce à dire que cette BD singulière est plus difficile à lire, moins divertissante si l’on veut jouer du cliché que véhicule encore le 9ème art ? Clairement non. La Couleur de choses se lit comme les autres. Les codes sont juste différents. Dans le cinéma vous avez les blockbusters américains et Godard. La BD c’est pareil. C’est un art protéiforme.

Laetitia Gayet

Journaliste, France Inter

A mi-chemin entre la bande dessinée et l’infographie, le Suisse Martin Panchaud déroule dans « La couleur des choses » une aventure rocambolesque qui mélange comédie noire, thriller et récit initiatique sarcastique.

Didier Charlet

Podcast


TV

La première bande dessinée de Martin Panchaud s’intitule « La couleur des choses ». Il y développe une toute nouvelle façon de raconter un roman graphique. Comment ce jeune artiste atypique s’y prend-t-il ?

Kolja Kandziora

Journaliste, Arte TV

« L’idée avec mon travail, c’est de créer un nouveau pacte avec le lecteur. Et lui demander de lire une image comme on lirait du texte » 

Martin Panchaud

Lémanbleu (Chaîne TV Suisse)

Presse et Magazines

« Pour “La Couleur des choses”, sa première bande dessinée, Martin Panchaud a conçu un récit haletant autant qu’une étonnante œuvre graphique »

Télérama

« Parfois très triste, parfois très drôle et surtout bluffant. »

Casemate

Avec «La couleur des choses», le Genevois Martin Panchaud signe un livre hors des clous où tous les personnages sont représentés sous forme de pastilles colorées.

La Tribune de Genève

« Un thriller policier foisonnant de rebondissements. » 

Le Courrier de Genève

« Un style graphique unique, surprenant et inédit, qui ouvre un nouveau champs de création pour le neuvième art. »

CANAL BD Magazine

« Un récit initiatique hypnotisant. » 

Zoo Le Mag

« Toute la réussite – on peut même dire ici l’exploit – de Martin Panchaud est aussi de rendre son récit haletant et de susciter une vraie émotion. » 

Le Courrier Picard

« Une géniale expérience visuelle et narrative. »

Comixtrip

Martin Panchaud Die Farbe der Dinge